Le principe de similitude énonce que, pour guérir
un patient, il faut lui administrer la substance capable
de provoquer sur des êtres humains en bonne santé
des symptômes comparables à ceux quil
présente.
Linfinitésimal est un corollaire du principe
de similitude. La
préparation des médicaments à usage
homéopathique se fait
essentiellement au centième.
On
part de la substance de base, dite Teinture Mère
(du moins pour les souches animales et végétales)
que lon dilue au 1/100 à laide dun
solvant fait deau et dalcool. On obtient ainsi
la « 1 CH », cest-à-dire la première
Centésimale Hahnemannienne (en référence
à Hahnemann, qui découvrit lhoméopathie
en 1790). La 1 CH est elle-même diluée au 1/100,
ce qui fournit la 2 CH. Cette 2 CH est donc une dilution
au 1/10000 de la substance de base. On continue ainsi à
faire des dilutions au 1/100 les unes des autres. La 3 CH
est une dilution au millionième 106 ,
la 30 CH atteint 1060 .
On
élabore sur le même modèle des dilutions
au dixième les unes des autres dénommées
« Décimales Hahnemanniennes » et notées
« DH ».
Lindividualisation des cas est indispensable pour
lefficacité du
traitement. Elle revient à sélectionner, parmi
les symptômes du patient, ceux qui sont caractéristiques
de son état, et qui ne sont pas obligatoirement les
symptômes pathognomoniques de la maladie en cours.
On
sappuie, dans ce but, sur les symptômes les
plus subjectifs et les plus originaux. Parmi les médicaments
homéopathiques possibles on choisit celui qui convient
à un patient donné, à l'exclusion des
autres médicaments, dont on peut constater quils
couvrent moins largement le cas.