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La recherche sur la pratique médicale
concerne directement les médecins homéopathes qui
devraient pouvoir être impliqués dans cette activité.
Or cest difficilement le cas en France actuellement en raison
de labsence de structure universitaire. Une commission du
Conseil National de lOrdre des médecins, nommée
à la demande du SNMHF et intégrant de nombreux médecins
homéopathes, avait, en 1997, fait des recommandations en
faveur de la création dun diplôme inter universitaire
dhoméopathie, et de la mise en place de travaux de
recherche et dévaluation indépendants. Ces recommandations
nont pas été suivies de faits, ce qui est regrettable,
car la pratique médicale et lévaluation sont
de la compétence des médecins et de chercheurs, qui
ont besoin pour développer leurs projets, de structures de
type hospitalo-universitaire. En homéopathie, comme dans
les autres domaines de la pratique médicale ou de la pharmacologie,
le développement de la recherche et de lévaluation
est lié à lorganisation de lenseignement
et de la formation.
De récents travaux, effectués en Grande-Bretagne où
des structures de recherche publiques en homéopathie existent,
permettent dillustrer, la nécessité du dialogue
avec les médecins praticiens. Un essai clinique évaluant
lefficacité de hautes dilutions dallergène
dans lasthme dû aux acariens vient dêtre
publié récemment dans le British Medical Journal;
les résultats ne sont pas en faveur de lefficacité
de lhoméopathie sur les critères principaux
et secondaires, même si des variations sont observées
en cours de traitement, en particulier une aggravation, lors de
la 3ème semaine, sous traitement homéopathique et
une diminution, pour le groupe traité, de lusage de
broncho-dilatateurs dans les 4 dernières semaines. Mais linterprétation
de ces variations reste, pour les auteurs de lessai, très
difficile. Cet essai, techniquement bien fait et rigoureusement
conduit, répond seulement à la question quil
pose, à savoir lefficacité des hautes dilutions
dallergènes dans lasthme. Sans contester les
résultats de cet essai qui reprend celui de Reilly de 1994,
dans des conditions proches et même plus rigoureuses, nous
voudrions nous interroger sur un point que nous avions déjà
relevé fortement après le premier essai de 1994 :
la posologie de lisothérapique 30 CH qui est donné
sous la forme suivante : « prise de 3 doses en 24 heures par
voie orale », ceci lors dune seule journée, sans
nouvelle prise pendant toute la durée de lessai. Selon
Lewith et Reilly, correspond-elle à une pratique homéopathique
standard ? Si cest probablement vrai en Grande-Bretagne, es-ce
le cas en France ? En pratique, quel médecin généraliste
et ou allergologue à orientation homéopathie utilise
en France ce type de posologie ?
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