|
Mes Chers Confrères,
La participation du SNMHF à la négociation
conventionnelle en cours s'effectue sous la direction
de Dominique JEULIN-FLAMME, présidente du Syndicat.
François GASSIN, redevenu secrétaire général
du SNMHF travaille dans les instances négociatrices
au titre de membre du bureau national du SML.
LE DEBAT AUTOUR DU SECTEUR II est, sans conteste, le
point le plus sensible : la plus grande partie des médecins
homéopathes réclame la réouverture
du secteur II.
BREF RAPPEL
HISTORIQUE SUR LE SECTEUR II
Le secteur II ou secteur à honoraires libres ou
secteur à honoraires différents créé
par la Convention de 1980, signée par la FMF seule,
(le SML n'existait pas). Il s'agissait d'un secteur d'exercice
non subventionné, le secteur I à honoraires
opposables étant subventionné par les caisses
grâce à la prise en charge partielle des
charges sociales des médecins.
Le secteur II convenait parfaitement à l'exercice
particulier des médecins homéopathes, mais
n'était pas destiné à devenir majoritaire
parmi l'ensemble des médecins libéraux généralistes
et spécialistes.
En 1989, le nombre des médecins secteur II a dépassé
26 % de l'effectif, les caisses ont pris peur et ont décidé
de le geler en réservant désormais son accès
à une petite minorité de spécialistes.
La FMF a accepté ce premier gel.
(NB : historiquement, le secteur II a été
gelé avant le blocage de 89. Il a été
réouvert quelques mois, mais très peu de
médecins ont décidé alors d'y adhérer
! )
Au cours des négociations suivantes la réouverture
totale du secteur II n' a jamais pu être obtenue
par les syndicats signataires (CSMF-SML pour la Convention
de 1993, MG-France-UCCSF pour la Convention de 1995).
L'ACCORD CADRE DU 10 JANVIER 2003
Cet accord a été approuvé par le
SNMHF dans le cadre de la délégation SML.
Ont également signé : la CSMF, MG France
et ALLIANCE syndicat incluant nos confrères médecins
homéopathes du SMH. Seule la FMF a refusé
l'accord du 10 Janvier.
Cet accord
- a permis la reprise de la négociation conventionnelle
enlisée en Décembre 2002,
- a apporté des aides immédiates à
certaines spécialités.
REPRISE de la NEGOCIATON AU 20 FEVRIER
2003
Deux possibilités :
- soit tout refuser et choisir la contestation perdue
d'avance,
- soit essayer de contourner les obstacles pour parvenir
à un équilibre satisfaisant.
Le SNMHF, en accord avec la méthode SML-CSMF,
a choisi cette deuxième voie, c'est pourquoi
nous continuons à participer à la négociation.
Notre objectif est :
- d'obtenir des espaces de liberté tarifaire
suffisants pour permettre aux médecins homéopathes
secteur I, de retrouver leur dignité avec un
revenu horaire décent.
- de conserver le secteur II tel quel, pour tous
ceux qui y sont encore, même si les charges sociales
supportées sont lourdes.
QUELS ESPACES et QUELLE LIBERTE ?
Notre position est claire : nous ne signerons pas la
convention 2003 fin Mars si un espace de liberté
tarifaire suffisant n'est pas accordé aux médecins
secteur I : il s'agit d'une soupape indispensable en raison
des moyens financiers limités de la sécurité
sociale dans le contexte économique actuel.
La négociation sera difficile car les tabous sont
nombreux chez les responsables des caisses d'assurance
maladie.
Des discussions par groupes, spécifiques aux
divers modes d'exercice, y compris celui des médecins
homéopathes, auront lieu pour définir les
modalités d'application de ces espaces tarifaires.
Par sa participation à la délégation
SML, le SNMHF est totalement impliqué dans cette
démarche " espaces de liberté tarifaire
" : si nous échouons, nous en tirerons
les conséquences en demandant à nos adhérents
de choisir eux-mêmes la liberté que l'on
leur refuserait
LE SNMHF CHEZ LE MINISTRE
Pour la première fois depuis deux décennies
le SNMHF a été reçu au ministère
de la Santé.
Une délégation, conduite par Dominique JEULIN
FLAMME, présidente du SNMHF, et composée
de :Patricia LE ROUX (vice présidente), Alain DIAIS
(chargé de l'évaluation), Alain SAREMBAUD
(chargé de la FMC) et François GASSIN (secrétaire
général) auxquels s'était joint le
docteur Christian MOUGLALIS, président de la FAFORMEC
(médecins acupuncteurs), a été reçue
par le Professeur Philippe THIBAULT, conseiller du ministre
de la Santé Jean-François MATTEI.
Le professeur Philippe THIBAULT est chirurgien urologue
et doyen de la faculté de médecine de Saint
Antoine.
L'entretien a duré plus d'une heure et demie.
- La délégation SNMHF a pu s'exprimer
sur :
- la situation de l'homéopathie en France, comparée
aux autres pays d'Europe et du Monde : une situation
de leader !
- la recherche en homéopathie : problèmes
méthodologiques de la recherche clinique, en
particulier nécessité de la mise en place
de protocoles de type classique " double aveugle
" avec utilisation des ouvertures universitaires
existantes.
- l'évaluation de la pratique professionnelle
des médecins homéopathes avec la nécessité
de bâtir des référentiels spécifiques.
Les délégués SNMHF ont insisté
sur la spécificité de l'écoute des
médecins homéopathes : non seulement écoute
bienveillante, mais écoute active, écoute
nécessaire, orientée, particulière
à notre démarche pour aboutir à la
meilleure prescription homéopathique. Cette forme
codifiée et précise d'écoute est
au cur du métier des médecins homéopathes,
il en résulte une relation médecin-malade
renforcée : tant mieux, c'est actuellement l'une
des demandes les plus fortes des patients. Et cela le
professeur THIBAULT, lui qui est chirurgien, l'a parfaitement
entendu et compris.
La conclusion du professeur THIBAULT a été
claire et directe : " la validation scientifique
de l'homéopathie est nécessaire, faites
des propositions de recherche et présentez-les
aux organismes financeurs institutionnels "
La balle est donc dans notre camp : nous avons toujours
à travailler plus pour faire avancer l'homéopathie
mais maintenant les pouvoirs publics sont à notre
écoute.
LE MOT DU NOUVEAU TRESORIER, ANTOINE
DEMONCEAUX
Mes chers Amis, adhérents du SNMHF, les responsables
élus de votre syndicat, membres du bureau et du
CA, travaillent à votre service de façon
totalement bénévole, il faut cependant les
indemniser de leurs frais de déplacement : chaque
réunion syndicale a un coût (y compris les
réunions téléphoniques).
Le SNMHF est organisé comme un grand syndicat :
il a " pignon sur rue " à Paris, il utilise
les services d'une secrétaire administrative hautement
qualifiée, Catherine CALVINO, il s'appuie sur les
conseils juridiques d'un avocat en Conseil d'Etat, Maître
Jean Pierre GHESTIN
tout cela a un coût élevé.
Le SNMHF ne reçoit aucune subvention ni publique
ni privée : il existe par la seule contribution
de ses cotisants.
Un certain nombre d'entre vous n'a pas encore réglé
sa cotisation 2003 : ils trouveront ci-joint un deuxième
appel de cotisation. Merci de nous aider à vous
aider.
Les trois devoirs du médecin homéopathe
:
- soigner ses malades avec compétence et talent,
- amplifier sans cesse ses connaissances de la médecine
et de l'Homéopathie et
- payer sa cotisation à son syndicat, le SNMHF
!
|