|
1er Août 2002 : dans
la continuité des relations établies, le SNMHF
est reçu à l'AFSSAPS
- 29 Août 2002 : une
première syndicale ! le SNMHF participe à
la réunion de cadrage de la négociation conventionnelle.
AFSSAPS
Le 1er Août 2002 : une réunion sous haute tension
A l'Agence Française
de la Sécurité Sanitaire des Produits de Santé
(AFSSAPS) la pharmacopée homéopathique est
encore et toujours sous les feux de l'actualité.
Le SNMHF a été
reçu pendant plus de trois heures par le Professeur
TROUVIN (directeur de l'évaluation des médicaments
et des produits biologiques) et le Docteur DUNETON (directeur
général de l'AFSSAPS).
Dominique JEULIN FLAMME, François GASSIN, et Alain
DIAIS représentaient le Syndicat, le Docteur Robert
KEMPENICH s'était joint à eux pour représenter
les médecins utilisateurs des formes injectables.
L'HOMEOPATHIE INJECTABLE :
Dans l'immédiat (et le plus inquiétant) :
il semble évident que le risque de suppression pure
et simple des formes injectables existe réellement
.
Après une discussion très tendue , il a été
obtenu un sursis pour les produits injectables, mais il
est évident que les médecins homéopathes
doivent travailler rapidement de façon conjointe
avec les responsables des laboratoires et les chercheurs
, afin de répondre aux exigences de l'AFSSAPS .
Il est nécessaire de fournir des indications thérapeutiques
"cliniques" pour conserver les formes injectables.
ENREGISTREMENTS ET AMM
:
Les rumeurs les plus contradictoires couraient au début
de l'été (suppression imminente de presque
500 souches homéopathiques !). Pour éviter
les effets néfastes de telles rumeurs, le SNMHF,
interlocuteur privilégié de l'AFSSAPS, continuera
à rencontrer régulièrement les responsables
administratifs et industriels pour suivre l'évolution
des attributions d'AMM aux souches homéopathiques.
Le groupe expert de médecins homéopathes (G.
Rougier, J. Moreau, JP. Belot, G. Langmann) continue à
accomplir un travail de fourmis ; il est évident
que ce groupe devra être étoffé par
d'autres médecins apportant des compétences
dans toutes les formes d'exercice et de prescription de
l'Homéopathie. En accord avec l'AFSSAPS nous réfléchissons
à des solutions nouvelles concernant ce travail d'experts
médicaux .
CONVICTION :
Nous sommes sortis convaincus que l'évaluation par
le médecin clinicien reste une pièce maîtresse
à mettre en uvre rapidement : nous en connaissons
les limites et les exigences, mais nous devons obtenir les
moyens de la réaliser. Vous trouverez en annexe à
la lettre syndicale n°73 une copie de l'article du Professeur
Jacques DANGOUMAU paru dans la revue " La Recherche
" de Juillet 2002 (" la preuve scientifique ")
Notre conviction est que chaque problème a sa réponse
et qu'il faudra du courage pour relever un défi tel
que celui de l'évaluation , et de son suivi scientifique
sans préjuger des résultats !
Du courage, nous n'en manquons
pas, portés que nous sommes par la conviction que
la médecine homéopathique est un outil thérapeutique
efficace et puissant
. qui doit accepter la notion
de preuve, comme tous les domaines de la Médecine.
CONVENTION
Le 29 Août 2002, F. GASSIN a participé au côté
du SML à la première journée de cadrage
préparant la négociation conventionnelle nationale
2002.
Ainsi et pour la première
fois, les intérêts des médecins homéopathes
sont représentés dans une négociation
conventionnelle nationale, et ce grâce à l'accord
SNMHF-SML.
LES NOUVELLES DONNEES
-
Le gouvernement RAFFARIN a
officiellement abandonné la maîtrise comptable
des plans JUPPE-AUBRY-GUIGOU.
Déjà :
- les lettres clés flottantes
ont été abrogées,
- la sur -taxation du secteur I pour les spécialistes
a été supprimée.
- les CMR (tribunaux d'exception) ont été
supprimés.
- les honoraires des médecins généralistes
et des pédiatres ont été
revalorisés avant toute négociation conventionnelle.
Mais rien n'est gagné,
tout devra être négocié sans aucune
démobilisation syndicale : nous ne sommes pas sortis
du conflit !
LES PISTES CONDUISANT A
UNE NOUVELLE CONVENTION
LES SECTEURS D'EXERCICE
:
4 Nous voulons une convention
unique pour l'ensemble des médecins, organisant une
rémunération des actes médicaux à
leur vraie valeur. Pour l'instant, même avec le C
à 20 Euros et le V à 30 Euros, la valeur des
actes médicaux cliniques reste ridicule dans l'échelle
des services.
4 Une fois la convention unique
obtenue, nous négocierons des volets spécifiques
pour chaque branche d'activité, et c'est là
qu'il est capital que le SNMHF, seul représentant
des médecins homéopathes, soit présent
dans la négociation conventionnelle pour influer
sur les décisions.
Nous travaillerons sur la mise en place d'un espace de liberté
tarifaire approprié à l'exercice spécifique
des médecins homéopathes, le terme secteur
II étant, pour l'instant, banni par le " politiquement
correct ".
Si nous ne réussissons pas à obtenir une rémunération
convenable de la consultation du médecin homéopathe,
il faudra en tirer les conséquences et, probablement,
sortir du cadre des tarifs opposables.
LES URGENCES : professionnalisation
En matière de permanence
des soins une grande révolution s'est produite dans
les esprits depuis les grèves des médecins
généralistes. La professionnalisation des
urgences est devenue une exigence : seuls les médecins
qui ont vocation et formation à le faire devront
assurer les urgences. Des rémunérations spécifiques
doivent être prévues pour cela et l'article
77 du Code de Déontologie doit être profondément
remanié.
LA FORMATION MEDICALE CONTINUE
: refus de toute tutelle
Elle sera obligatoire, en application
de la loi KOUCHNER que le gouvernement actuel doit appliquer.
Elle devra s'adapter aux spécificités d'exercice
: pour nous la FMC-Homéopathie doit être validée
et validante. Le financement de la FMC doit être mutualisé,
contrôlé par la cour des comptes. La FMC doit
sortir des " ciblages " imposés par les
caisses d'assurance maladie et par les lobbies
médico-pharmaceutiques. Nous devons avoir la liberté
de nos formations dans l'intérêt de nos patients
: nous refuserons toute mise sous tutelle de la FMC.
LA TELETRANSMISSION :
Libéralis
La disparition de la maîtrise
comptable peut faire de la télétransmission
une " zone démilitarisée ". Le concentrateur
Liberalis, mis au point et financé par les URML,
pourrait enfin devenir l'outil capital de la médecine
libérale. De plus
Libéralis est un remarquable outil de recueil de
données que nous pourrons utiliser intelligemment
pour l'évaluation de la médecine homéopathique.
LA RETRAITE
Actuellement l'ASV est provisoirement
sauvée par le C à 20 Euros (qui donne + 14
% d'augmentation des réserves). Mais les médecins
vivent de plus en plus âgés et le système
CARMF devra être minutieusement remis à plat
et reconstruit dans les 3- 4 ans qui viennent.
LA DEMOGRAPHIE MEDICALE
Ce domaine devra également
faire l'objet de négociations soigneuses : la contraction
du numerus clausus entraîne la raréfaction
des médecins (et donc la pénurie de jeunes
médecins homéopathes), mais le risque du relâchement
du numerus clausus provoquerait une nouvelle dévalorisation
de notre exercice. Agir sur la démographie médicale
est un exercice périlleux mais nécessaire.
Soyons vigilants !
MERCI au Docteur CABRERA (et à tout le staff du SML)
qui nous permet d'être présents dans la négociation
conventionnelle, les 2/3 de nos adhérents ayant choisi
l'option SML.
Chers Amis médecins homéopathes, adhérents
SNMHF, soyez rassurés, nous avons, nous aussi, pris
quelques vacances ! Maintenant nous vous demandons :
- de nous aider en nous adressant
vos suggestions, votre soutien pendant les mois de difficiles
travaux qui sont devant nous,
- de payer votre cotisation
2002 (pour ceux d'entre vous qui auraient oublié)
: nous avons besoin d'Euros pour agir !
- de voter aux élections
pour le renouvellement du CA du syndicat (vous recevrez
bientôt le matériel ad hoc).
|