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« Docteur,
je refuse catégoriquement de suivre la chimiothérapie
quon me propose ! Est-ce que vous pouvez me soigner
par homéopathie ? ».Ce cas
est caricatural.
Chaque médecin a été ou sera tôt
ou tard confronté à une telle situation. Il
sagit là dun problème particulièrement
sérieux à ne surtout pas sous-estimer comme
nous le rappelle une récente affaire touchant lun
de nos confrères et plaidée devant le CNOM sur
plainte de la CPAM avec lourde sanction, à tort ou
à raison, à la clé. Les médecins
homéopathes, de part leur orientation thérapeutique,
sont plus que dautres exposés à de tels
procès de la part de lentourage au terme dune
issue péjorative et même du patient lui-même
lorsquil aura changé davis mais trop tard...Rappelons
ici les points essentiels du débat :
Cest un droit fondamental du patient de refuser un traitement
ou un soin et le médecin « doit respecter
la volonté de la personne
» ( article
L1111-4 du Code la santé publique).
Mais si le médecin na pas lobligation de
convaincre un patient à suivre des traitements et encore
moins la possibilité légale de le contraindre
au regard du respect du corps humain et de la liberté
du patient, il a en revanche lobligation dessayer
de le convaincre et , de ce fait, un devoir dorientation
chez un confrère spécialisé (article
60 du Code de déontologie et article R.4127-60 du Code
de la santé publique), dinformation et de conseil,
de conscience et de dévouement de façon à
ce que le patient, dûment éclairé sur
son état, sur les soins requis et sur les conséquences
de son refus puisse assumer pleinement sa décision.
En pratique, que faire ? Surtout ne pas rester seul pour
gérer ce patient.
Prendre le temps de rédiger une fiche clinique
complète de la situation en présence du patient,
lui remettre copie de cette fiche après quil
en ait pris connaissance et quil ait fait figurer
sur cette fiche de sa propre main son refus de traitement
dûment signé (si possible en présence
dun tiers), archiver un exemplaire dans le dossier
du patient et adresser un courrier informatif en AR au Président
du Conseil Départemental de lOrdre des médecins.
Eventuellement, dans la mesure où le patient
rompt ainsi le contrat de soins voire le contrat de confiance
dans la relation médecin-patient, libre à
vous de linformer de votre impossibilité de
continuer à le prendre en charge dans de telles conditions
par écrit avec copie à votre Conseil de lOrdre,
en prenant bien garde quil ny ait pas de rupture
dans la continuité de prise en charge de ce patient
(article 47 du Code de Déontologie ; article
R. 4127-47 du Code de la Santé Publique).
Pour les adhérents du SNMHF, nhésitez
pas à saisir le Syndicat de façon à
bénéficier des conseils avisés de son
conseiller juridique.
Noubliez pas que si vous risquez un jour de vivre
une telle situation, le SNMHF répondra présent
comme il la toujours fait. Mais, pour continuer sa
mission, le SNMHF a besoin de tous les médecins homéopathes.
Soyez nombreux à adhérer
et à cotiser.
Docteur
Pascal NEVEU
Secrétaire Général Adjoint du SNMHF
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Résolution
Française pour l'Homéopathie en Europe
(Dr François
GASSIN, Dr
Jacky ABECASSIS)
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